Partir trop tôt

Au petite lueur du matin,
Entouré des tiens,
Tu es parti sans bruit
Vers une autre vie.
51 ans, c est tôt
Pour s'envoler vers
là-haut.
Mais ainsi en avait décidé
Ton Créateur bien aimé.
Il n est pas toujours
évident
De comprendre les épreuves
qu' IL nous tend.
Pourquoi la maladie, les
souffrances
Quand la vie nous sourit
avec abondance?
Surtout ne t inquiète pas,
Des tiens ici bas.
Tu les as aimés de tout
ton coeur.
Ils le savent , n'est pas
peur.
À vous qui pleurez
L'être qui vous avez aimé.
Sachez conserver
intact l'amour
Que Michel vous portera
toujours.
À toi, mon ami
Merci d'être passé dans
nos vies.
Bon voyage !
On se reverra.
© Raymonde, 7 juin 2008

Certitude de mon
ignorance
Je sais que la Terre est
ronde;
Mais ignore pourquoi
existe le monde...
Je sais que Colomb a
découvert l' Amérique;
Mais ignore pourquoi il
courait tant de risques.
Je sais que vers le ciel
monte l'éclair;
Mais ignore pourquoi elle
donne l'illusion du contraire.
Je sais pourquoi l'oignon
nous fait pleurer;
Mais ignore qu' elle était
le but de le créer.
Je sais coudre et
tricoter;
pourtant j'ignore comment
plus vite guérir un coeur brisé.
Je sais que le temps nous
est compté;
mais ignore comment le
protéger.
Je sais tant de choses;
Mais en ignore tant
d'autres.
Seule certitude dans mon
ignorance...
Comme Gabin le chantait si
bien...
Je sais qu'on ne sait
jamais.
©Raymonde, 21 mai 2008

Nouvel être
À l’aube d’un jour
nouveau
Sous la couleur des
coquelicots
Une nouvelle vie
s’annonce
Sous les rayons du
soleil qui s’allonge.
Abritée des regards,
dans une des stalles,
Ombre la belle
trotteuse, confortablement, s’installe.
D’ici quelques heures,
si tout va bien
Naîtra son nouveau
poulain.
Entre deux
contractions, elle songe
Aux pistes de courses,
aux victoires sans nombres
Belle vie, elle a eu
Mais à un autre appel,
elle a répondu.
Quand son regard a
croisé
Les longs cils de cet
étalon racé
Son cœur n’a fait qu’un
bond;
Plus jamais ses pattes
ne courseront.
Après quelques
courtisaneries
De trots, de
folâtreries
Son cœur fût conquit à
jamais
Par le bel étalon noir
de jais.
Au soir d’une pleine
lune
Sous le vent chaud
d’une dune
Leur amour fût consommé
À la vie, à la mort,
pour l’éternité
Les douleurs
s’intensifient
Petites pattes surgies,
Tête et corps s’en
suivis
De ce ventre rendu trop
petit
Ombre pousse doucement
Son poulain chancelant
Nouvel être de l’amour
Allez debout, vas-y
court!
© Raymonde, 11 mai 2008

 

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