Sous ma plume

Recueil 1

2001

Tout les textes sont de ma composition, ne pas recopier sur un autre site sans ma permission écrite.

Les textes ne sont pas ajoutés par ordre de création

26 textes



LE LONG CHEMIN

Qu' il est long le chemin

de parents d' un jeune bambin.

Il est semé de joie et d' embûches

Il faut montrer beaucoup d' astuces.

Faire preuve d' imagination

pour façonner ce petit garçon

pour qu' il devienne bel adolescent

vigoureux et fringuant.

Encore un petit coup de pouce

le voilà jeune adulte

il devra prendre sa vie en main

En sachant que vous n' êtes pas loin.

Quand à son tour il deviendra parent

il réalisera profondément

tout ce que vous avez fait pour lui.

En attendant qu' arrive ce moment

Prenez venant de lui

Ce doux mot : Merci !

©18/06/2001

JE SERAI LÀ...

 

Tant que le soleil se lèvera sur les montagnes.

Que la lune éclairera les forêts.

Je serai là...

Tant que les oiseaux chanteront leur hymne à la vie.

Que les dauphins gambaderont  joyeusement dans les océans.

Je serai là...

Tant que les étoiles brilleront dans le ciel obscurci.

Que les nuages déverseront leur gouttes de pluie.

Je serai là...

Tant que ton sourire réchauffera mon coeur.

Que tes yeux embrasseront mes cheveux gris.

Je serai là..

Tant qu' un souffle de vie m' habitera

Et même après, de l' au-delà

Je serai là...pour toi...mon fils!

©11 /07/ 2001

UN PHARE DANS LA NUIT

Cette nuit, j' ai un gros cafard

Mon coeur est lourd

Trop de vieilleries dans mon placard

Remonte vers le jour.

Mon âme a un trop plein

Trop de chaos à supporter

Je pleure en vain

Sur ce qui aurait pu arriver

On ne refait pas le passé

On doit continuer notre chemin

Même si c' est dur de s' envoler

On doit continuer vers demain.

En gardant espoir

Que tout s' arrangera

Retrouvé mon phare

Qui me tend les bras.

De son ciel infini

Il me regarde tendrement

Il me sourit

Je sais que je suis toujours son enfant.

Le jour va se lever

Son regard bienfaisant ancré

Dans mon âme apaisée

Je peux continuer!

© 13 /04/ 2001

MON PETIT ANGE (2)

 

Pourquoi toi si petit

Dois-tu tout endurer ?

Pour préserver ta qualité de vie

Il nous faut bâtir ta santé

Nous n' aimons pas te voir souffrir

Nos coeurs s' inondent de tes larmes

Quand nous devons t' immobiliser, te faire pleurer

Nos coeurs, en deux, se déchirent.

Nous n' avons pas le choix

Il te faut prendre du poids

Un jour, mon petit ange, tu comprendras

Pourquoi nous devons faire ça.

Tout simplement pour toi !

© février 2001

PETIT ANGE D'AVRIL

Petit ange d' avril, il y a deux ans, tu es entré dans ma vie par un soir de printemps; pour ne plus en ressortir.

Après 39 semaines d' attente et 25 heures de douleur, ta jolie frimousse, à jamais dans mon coeur, s' est gravée.

Quelle dure semaine nous venons de passer. Toi, entouré d' étrangers. Moi, à la maison, a t' espérer.

Aujourd'hui, la nouvelle est tombée. Enfin nous allons te chercher; pour que tu puisses te renicher dans nos coeurs assoiffés.

Quel joie, tu as eu en nous voyant; encore plus quand tu as réalisé que cette fois ci nous repartions, avec toi, pour la maison.

Petit ange d' avril...Bienvenue chez toi !

© 04/04/ 2001

MERCI

 

Merci mon Père

de m'avoir prêtée cette vie.

D'avoir décidé qu'ici sur Terre

je construirais mon nid.

De bons parents,

tu m'as accordée

Attentionnés et aimants.

je voudrais toujours les gardés.

Deux soeurs, tu m'as envoyée

pour que je ne m'ennuie.

Mais avais-tu deviné

qu'elles seraient mes meilleurs amies. 

Un mari et des enfants

dans ta grande bonté, tu as pensé.

Ils me comblent tellement.

Je ne puis que te remercier.

La vie est si belle

et si courte à la fois.

Elle lance des étincelles

générées par la foi en Toi.

© 12/06/01

 

LA MÉMOIRE OUBLIÉE

  Près de la fenêtre, l'homme est assis. Les profonds sillons de son visage témoignent de son vécu. Ses mains calleuses, autrefois si habiles, reposent sur ses genoux tremblants qu'un plaid rouge et vert réchauffe. Le poids des ans affaisse doucement les épaules carrés. On ne dirait point qu'il fût fort et fringuant.
:A lui seul, il fendait une corde d'érable en trois temps, trois mouvements. S'il le pouvait; il irait danser le tango, sa danse préféré. Mais avec sa canne qui voudrait de lui comme cavalier ?

Dire que cet homme fût admiré, adulé, presque idolâtré par des milliers de gens. Tout le monde voulait lui ressembler. Pourtant, de toutes ses connaissances, nul ne vient le visiter. Comme un lépreux, il est isolé. Mais lui ne s'en chagrine point. Lui ne se souvient de rien. Cette terrible maladie, l' Alzheimer, a fait son chemin. Lentement, sournoisement, elle a tout effacé.

Un seul pense à lui. IL le regarde depuis son éternité. Demain, c'est décidé, IL viendra le chercher pour lui redonner sa mémoire oubliée.

 

   ©16/02/ 2001         

PRIÈRE À MON ANGE

Toi mon ange

Qui m'observe de là-haut

Je sens ta présence

Quand tout me fait défaut

 

Tu souffles à mon oreille

Tes judicieux conseils

Mais il arrive parfois

Que je ne t'écoute pas.

 

Je regrette sincèrement

Ces égarements

Peux-tu me pardonner

Et encore m'épauler

  © 29/05/01

LE TRICOT

Assise sur la jetée

Elle regarde son tricot

Tant de mailles échappées

Elle en a le coeur gros.

 

Elle revoie sa vie

Son passé infini

Sa vie, un tricot ajouré

Ses échecs, autant de mailles filées.

 

Un mariage brisé

Par la violence, les déboires

Cette maille échappée

La retrouvée, est sans espoir.

 

Comme elle aurait voulu

Qu' ils soient tricotés,

Ces enfants disparus,

Tous en rang bien serrés.

 

Lentement, elle défait son tricot

Tout en se faisant, elle a décidé

Ici, près de l'eau

Une nouvelle vie, elle va se tricoter.

© 04/08/2001

LES HÉROS

Il y a tant

D' héros obscures

Qui sont aussi important

Que ceux brillants sur le ciel d' azur.

 

Que dire de cette mère

Qui tire le diable par la queue

Elle vit dans la misère

Mais elle fait de son mieux

Elle invente des gâteries

Avec son chèque de paye miteux

Pour faire naître des sourires

Dans ces ventres creux.

 

Que dire de ce chercheur

Enfermé dans un laboratoire

Qui cherche d' heures en heures

Un brin d' espoir

Il voudrait tant trouver

Le remède magique

La vie enfin donnée

À ceux souffrants de fibrose kystique.

 

Que dire de cet enfant

Dans son lit, le visage blanc

Couché là, impuissant

Qui se bat vaillamment

Il aimerait tant courir

Dans les vastes champs

Il ne veut que guérir

Pour être comme les autres enfants.

 

Il y a tant

D' héros obscures

Qui ne verront jamais briller

Leurs noms dans le ciel d' azur

Et pourtant...

Ils le mériteraient grandement.

© 04/08/ 2001

APAISEMENT

Dors mon tout petit

Le mauvais rêve est parti

Près de toi, je vais rester

Ton sommeil vais surveiller.

 

Dors mon tout petit

Le mauvais rêve est parti

Car sur ta tête, je vais poser

Un doux baiser pour te protéger.

 

Dors mon tout petit

Le mauvais rêve est parti

La lune et les étoiles vont t' apporter

De jolies rêves enrubannés.

 

Dors mon tout petit

Le mauvais rêve est parti

Le matin, bientôt, va se lever

Et tu auras tout oublier.

©06/08/ 2001

FILLE OU GARÇON

Une fille c'est....

Les robes de dentelles,

Les petites boucles dans les cheveux,

Les souliers vernis au pied,

Les contes de fées qui finissent bien,

Les poupées que l'on peut coiffer,

Les faux bébés qu'on peut langer,

Les photos des vedettes comme tapisserie,

Les téléphones qui n'en finissent plus,

Le journal intime comme confident,

La trousse de maquillage a renouveler,

Les revues de mode sur la table de chevet,

Les sautes d'humeur à tout les mois,

La 3e guerre mondiale quand elle voit un bouton,

Un cataclysme pour quelques grammes en trop,

La fin du monde après la fin d'une relation amoureuse

Une petite fille c'est tout ça

Mais aussi un paquet d'amour

Que l'on veut protéger

Contre vents et marées

 

Un petit garçon c'est...

Les pantalons troués,

Les cheveux en bataille,

Les souliers éculés,

Les contes de monstres en tout temps,

Les camions, les autos, les legos,

La collection de cailloux semée un peu partout,

Les photos de sportifs comme tapisserie,

Les monosyllabes comme conversation téléphonique,

La gang de chums comme confident,

Les revues d'auto sur la table de chevet,

La mousse à raser à renouveler,

Le siège de toilette toujours relevée,

La guérilla à l'acné,

Les razzias dans le frigo,

Une de perdue, dix de trouver

Un petit garçon, c'est tout ça.

Mais aussi un paquet d'amour

Qui protègera votre petite fille

Contre vents et marées

© Avril 2001

LES "CHIALEUX"

Les chialeux

N' ont rien de mieux à faire

Et critiquer

Ça fait leur affaire

Si moindrement, il pleut

C' est toujours trop pour eux

Si il fait beau

C' est toujours trop chaud

Quand arrive l' hiver

C' est un vrai calvaire

Trop de neige à pelleter

Passent leur temps à chicaner

Il n' y a pas de saisons

Qui est leur raison

Tout est matière à disputer

Le gouvernement ou encore le laitier

Les chialeux

N' ont rien de mieux à faire

Que de se regarder le nombril

Avant d' aller Chialer au paradis.

hi hi hi !

© 05/08/2001

L'HÉRITAGE

Toi, de là-haut, tu  te demandes ce que nous faisons

De toutes les richesses que tu nous as laissés.

Plus une goutte d'eau n'est pure; plus un arbre n'est à l'abri

De l'ambition démesurée des hommes.

Beaucoup de tes créatures sont disparues à cause

De nos mains et notre insouciance.

Tout ça au nom de la civilisation

Et de la modernisation?

Nous nous sommes bien mis au recyclage.

Mais n'est-il pas trop tard?

Trop de gens n'ont encore rien compris,

Trop attentif à leur nombril.

La planète que tu nous a donnés;

Ce meurt essoufflée.

Voilà, ce que nous les hommes avons fait de ton héritage.

Pourras-tu nous pardonner?

© 22/04/ 2001

INTOLÉRANCE

Intolérance,

Pourquoi existes-tu?

Tu n'as aucune patience;

Tu n'as pas assez vécu

Tu as peur,

Peur de l'inconnu.

Tu écoutes tes frayeur

Comme un huluberlu.

Tu cultives la haine,

L'homophobie, le racisme.

La différence, tu veux éliminer

En te cachant les vérités.

L'intolérance mène au châtiment.

La différence apporte un complément

Regarde les yeux de ton voisin;

  Au lieu de voir la couleur de son teint

Regarde au fond de son coeur.

Cela chassera tes rancoeurs.

Écoute ce qu'il peut t'apporter,

Au lieu de le dénigrer.

Tu pourras faire, ainsi,

Un choix bien éclairé.

Ce sera un plus dans ta vie.

La tolérance conduit à l'amitié

Et si, après avoir sincèrement essayé;

Cela ne conduit à rien.

Ton coeur et ta raison seront allégés.

Tu pourras, alors, continuer ton chemin

© 12/04/ 2001

DOUCE MÉLODIE

Douce mélodie

Que ces cris de joie

Quand il l'aperçoit

Douce mélodie

Que ces rires

Que font naître ces doigts

Douce mélodie

Que cette voix

Qui égaye la maison

Douce mélodie

Que ce simple son

Qu' il déclame sur tout les tons...

...PAPA...

 

© 07/08/ 2001

MON BEL OISEAU

Mon bel oiseau

Toi, qui hier, n' était qu' un bébé

Te voilà assez grand

Pour quitter ta cage doré.

Ce soir, un nouveau nid t' attend

Un lit sans barreau

Te laissant libre comme le vent

De voler bel oiseau

Tu y monteras

Ou en descendras

Comme bon te semble

Un pas de plus vers l' indépendance

Aujourd' hui devant toi

S' ouvre grand la porte

De la petite enfance

Prends ton envol, bel oiseau

© 07/08/2001

MON PETIT ANGE (3)

Depuis un an,

Les traitements sont finis.

On apprend à vivre normalement,

Doucement en catimini.

On ne parle point de rémission

      Les tumeurs ne sont pas parties.

      On surveille toute progression

      Tout changement de ton ennemie

La médecine a donné un répit

À ton petit corps malmené.

Et que de progrès accompli

Par ta volonté, dans l'année écoulée.

Tu t'es assis,

  Tu t'es levé,

      À quatre pattes, tu as marché

      Mais mon ange faut apprendre à manger, aussi.

© 21/05/ 2001

AMOUR OU COURAGE

Quand on m'a appris que mon fils avait une maladie rénal avant sa naissance; j'ai décidé de le garder. Était-ce un acte de courage ou d'amour envers ce petit être à devenir?

Quand il fût transporté vers un autre hôpital quatre heures après sa venue au monde. Était-ce un acte de courage ou d'amour qui guidait mes pas vers lui , plusieurs fois par semaine?

Durant l'année où il subissait ses traitements de chimio; était-ce un acte de courage ou d'amour que de me lever la nuit pour essayer de soulager ses maux?

À tout les jours, les séances de "physio et d'ergo" thérapie, est-ce un acte de courage ou d'amour pour qu'il puisse progresser comme tout autre enfant?

L'exténuant gavage auquel il est soumit, présentement; est-ce un acte de courage ou d'amour que de vouloir qu'il grandisse en beauté et en santé?

Où se situe la frontière qui sépare le courage de l'amour? Je ne sais pas! Pour moi, l'un ne va pas sans l'autre.

Tout ça pour vous dire: Ne dites pas que je suis courageuse, dites plutôt que je l'aime. Car l'amour que je lui porte m'insuffle le courage pour continuer la lutte pour qu'un jour, lui aussi, jouisse d'une belle qualité de vie.

Car voyez-vous, le plus courageux, c'est Lui!

© 25/04/ 2001

CADEAUX DU CIEL

Vous, mes enfants, êtes la chair de ma chair

Le sang de mon sang

Il coule en vous

Comme celui de ma mère, en moi.

Vous êtes des cadeaux du ciel

Une gâterie pour le coeur

Le piment de mes jours

Le miel de mes nuits.

La vie qui s'ouvre devant vous

Est peuplée d'inconnu

Vous apprendrez beaucoup, ici bas

Et jamais vous ne serez seul.

Ayez confiance et dites-vous

Que le jour où je ne serai plus là

Pour vous tendre les bras

Dieu continuera à guider vos pas.

Vous êtes mon rayon de soleil

Et mon clair de lune

Je veux pour vous

Le meilleur de la vie

Tant et aussi longtemps

Que Dieu vous prêtera à moi.

© juin 2001

"Ce poème est dédié à mon rayon de soleil: Jean-François; et à mon clair de lune: Marc-Andray"

PETIT ANGE D'AVRIL (2)

Moi, je connais un petit garçon

 Qui ne l'a pas facile maintenant

  Il aura de la détermination

 Quand il sera devenu grand.

      Les murs, il abattra

      Si sur son chemin sont

      Il endure beaucoup ici bas

      Un géant deviendra ce garçon.

Leçon de courage pourrait donner

À ceux qui le prennent en pitié

Sourires et baisers avec ses mains

Donnent à son infirmière après ses soins

Ce n'est pas pour le vanter

      Que je tiens à vous en parler

      Il s'appelle Marc-Andray

      Et ce petit ange m'est prêté.

© juin 2001

TRAGÉDIE

Ce matin, mon coeur a saigné

L' ingrédulité s'est pointé

La tranquilité s' est envolée

Comme ses jumelles poignardées.

 

Tant d' innocentes victimes

Pour une idéologie

Tant d' orphelins

Pour qui, noir sera demain.

 

Deux guerres mortelles n' ont rien servi

Les hommes n' en ont rien appris

Quand on voit des hommes près à se tuer

Que veux dire pour eux: aimer?

 

Un instant, imaginez

Le monde entier pouvant s' aimer

Plus jamais de tragédie

Plus d' embouteillage au paradis.

 

L' Amérique se relèvera

Elle remontera fièrement les bras

Mais en attendant

Prions pour ses morts et ses vivants.

© 11/09/2001

TOUT PETIT

Tout petit, tout petit

         Tu es l'espoir qui grandit.

         Du haut de tes deux pieds

      Tu souris déjà à la vie.

L'air si mignon que tu as

Quand tu fais le cabochon

Nous fait fondre le coeur

Et te serrer dans nos bras.

        Tes premiers pas

        Sont salués de oh et de ah!

        Tes premiers mots

       Nous arrachent des cris de joie.

Dire qu'il y en a

Qui font mal aux petits comme toi

Ils les battent, les affament

Mais pourquoi, mon Dieu, pourquoi?

  Ils sont sans défenses

      Ce sont Tes anges

      Ils sont emplies de Ton amour

      Ils demandent si peu en retour.

Répondez-moi, pourquoi

Il y en a tant ici bas,

Qui détruise de leur main

Ces petits chérubins???

© 15/05/01

PSYCHOSE

Stephen King n'aurait pu faire mieux. Même avec tout son talent, il n'aurait pu égalé en quelques mots autant de frayeur.

Seulement quelques mots lançés par un homme barbu, enturbanné et voilà les gens tremblants, sursautants, soupçonnants, transpirants.

Des milliers d'hommes et de femmes, de par le monde, n'osent plus avancer.  Ces gens vivent avec une psychose au ventre qui les torture, jour et nuit. Ils ont cessé de respirer, un jour de septembre.

Qu'ils demeurent en orient ou en occident, chacun crie à sa manière ses peurs, ses misères. Et, parmi les grands, personne ne les entend; trop occupée qu'ils sont à savoir qui est le bon, qui est le méchant.

Pourtant, ces ennemis sont tâchés de gris. Chacun, en leur temps, a eu besoin de l'autre. Ils en ont profité au détriment du petit.

Mais qui sont-ils, ces hommes pour décider que demain pourrait être la fin?

Seul le Tout-puissant, qu'on le nomme Dieu, Allah ou Jéhovah, peut décider quand notre heure aura sonné.

Ils devraient y songer. Car la terre, ce n'est pas une religion. C'est un endroit où, tous, nous devrions pouvoir y vivre en toute liberté, dans le respect, l'amour et l'humilité.

Quand les peuples de la terre retrouveront-ils la paix de l'âme?

©11 oct. 2001

TSÉ MA VIEILLE

 

Noël est encore là, c't'année

Mais mon coeur, lui, ne suit plus la cadence

De ces musiques

De ces décors féeriques

 

V'là ben longtemps, que c'temps,

Je ne le fête plus avec les enfants

T'sé y ont leur obligation

Et tout va si vite de nos jours,

Des fois, y  savent plus où donner de la tête.

 

T'sé ma vieille...

Ça doit être ça l'effet de balancier

Nous autres itou, dans notre jeune temps,

Avons délaissé nos vieux parents

Au profit de nos enfants et petits-enfants.

 

T'sé ma vieille, je me plains pas

Noël est aussi magique qu'avant

Mais juste un ti peu... oui...

Juste un ti peu plus triste.

 

C't' année, au foyer

On va avoir, nous aussi, un réveillon

Mais encore plus là, je m' ennuie de toi et de la maison

Te souviens-tu quand tu faisais cuire le jambon?

 

T'sé ma vieille...

Ça fait déjà 10 ans

Que le bon Dieu t' a dérobée

J'pensais m'y habituer

Mais c'est raté.

 

T'sé ma vieille, je me plains pas

Mais c't' année, j'aimerais qu'à minuit

Que tu viennes me chercher.

 

On pourrait, ensemble sur notre nuage, se bercer

Chanter comme avant nos cantiques préférés

Mais surtout, ma vieille

Encore nous aimer

© 10 /12/ 2001

LE DÉPART

Il est temps pour moi

De partir, de vous quitter

J'ai accompli, ici bas

Ce que pourquoi j' étais né.

Tout au cours de ma vie

J'ai beaucoup appris

J'apporte avec moi

Ces expériences dans l'au-delà.

Vous m'avez montré

Vos travers, vos bontés

Tout est gravé en moi

Comme un nom dans l'écorce de bois

Chez vous, la haine et l'amour se cotoient

Comme des frères siamois.

Qui ne peuvent vivre sans l'autre

Ce qu'il y a de plus beau

Chez vous, humains

Ce sont vos joies qui succèdent aux peines

Comme le soleil chasse la pluie.

Avec l'âge mes racines se sont assèchées

Mes branches se sont rabougries,

Mes feuilles se sont raccornies

Et mon tronc a pourri.

Il est temps pour moi, arbre centenaire

De passer le flambeau

À cette jeune pousse, cet arbrisseau

Qui, un jour lui aussi, abritera vos amours, vos soucis.

 Humains, ayez la sagesse

D' apprendre à votre jeunesse

Un jour, eux aussi, seront arbre de vie.

© 13/12/01

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 







Webset  by © KissDesign Website