Écritoire

Notre ami Boubou

4 textes


L'APPEL DE LA NUIT

Après une dure journée de labeur, de retour à la maison, mon

souper dévoré; me voilà assis à regarder mon système d’exploitation. Sur le bureau, j’y vois un icône, celui de mon jeu préféré, un simulateur de combat aérien.

       J’y double clic, je passe l’introduction. Me voici rendu en vol, mes ennemis m’ont aperçu et attaquent. La soirée passe en catimini. Les nombreuses tentatives pour conquérir mes ennemis m’ont emmené à une faim terrible. Mais rien ne me fera bouger de ma chaise et de mon clavier. Les ennemis virtuels, je détruirai. Les heures avances, les niveaux deviennent encore plus  intenses. Ma concentration est à son point culminent en cette soirée.

       Soudain, la nuit… Les yeux fixés sur l’écran cathodique, le cerveau à calculer la prochaine manoeuvre à exécuter, pour éviter l’attaque du pilote ennemi, un son arrive à mes oreilles. Je ne peux le décrire. Le voisin ou un enchantement bizarre ?

    Mais, cela ne vient pas de chez le voisin. Je baisse le son de l’ordi,

et je tend l’oreille. Je ne peux rêver; je suis réveillé.  Je ne comprends

pas encore ce qui ce passe. Encore ce son …. Celui d’un appel, mais je vie seul ! ?

       Toujours assis sur cette même chaise, je tourne la tête du nord à l’est, du sud à l’ouest ; l’oreille a la recherche de tout son. Brusquement, je doute de la provenance des sons, ma concentration s’accentue pour en confirmer la direction.

       S’entre mêle la fine brise du ventilateur et les paroles de mes couvertures. Tout les deux maintenant, j’entend leurs appels.

   Cela se peut-il ?  Plus aucun soupçon… Nouvelle réalité…

   Tout en me frottant les yeux, mon nom est clairement prononcé ; à ce moment précis, l’heure je regardais tout en n’y croyant toujours pas.

       Une décision, j’ai dû prendre et vite. ‘’Tout fermé’’ fut la

   première et ‘’une attaque de la chambre à coucher’’ fut ma deuxième.

       À la suite d’un long combat avec mes vêtements, nul mouton, je n’ai

   eu à compter pour m’endormir.

   Bonne nuit à tous, héhé.

© Boubou août 2004

LA LEVÉE DU MATIN

Aujourd’hui, je me suis réveillé à six heures du matin. Dès mon réveil, mon chat me saute dessus. Il est quand même très intelligent, car il aurait bien été possible pour lui de

le faire plus tôt. Comme je ne m’endormais plus, je me suis levé. Ma direction fut celle que tous prennent le matin en se levant, la toilette.

Comme tous les matins, mon chat prend les devants. Il marche devant moi, arrête et m’attend pour continuer son chemin. S’arrête encore pour voir si, je le suis bien. Pour ensuite reprendre la direction déjà entreprise ‘’ la salle de bain’’. Mais lui, à ma différance, se rend directement dans la baignoire.

Son impatience est grande pour moi d’ouvrir les robinets. Et de pouvoir jouer dans le jet d’eau, de mouiller ses pattes, tout en se faisant tremper la tête et les oreilles.

Mais voilà, ce matin je dois trôner avant de prendre ma douche. Il est là à me regarder et à me chicaner. Il ne tient vraiment pas au changement. Ressortir du bain, il fait et me regarde toujours, tourne devant moi. S’impatiente, miaule, tourne en rond. Me regarde encore, retourne dans la baignoire et s’y couche. Je l’observe et me dit : ‘’ Non mais, tu es pressé monsieur le chat ‘’

À se moment même, il me regarde une autre fois. Ses yeux me fixent, ses oreilles se redressent, il sort du bain. S’approche de moi et de ses crocs, me mordille le petit orteil du pied gauche. Me fixe de nouveau d’un air fâcher et retourne dans le bain. Son manque de patience m’a pris par surprise, tellement qu’il m’a coupé toute inspiration à continuer le travail commencé. Peut de temps après, me voilà debout, prêt à prendre ma douche.

Il semble heureux, sont visage a changé, ses yeux se sont arrondis. Mais voilà, je m’installe devant le lavabo de la salle de bain. Sort de la crème à raser et m’exécute dans un rituel journalier. Moogi se lève soudainement, (car c’est son nom). Monte sur le bord du bain, les pattes du devant sur le coté du lavabo. Il est là, à me fixer de ses yeux.

Il cherche à comprendre pourquoi. M’observe et me tend la patte gauche. Demanderait-il pardon ?                Serait-ce sa façon de s’excuser ?

Déconcerté, il attend. Après quelques minutes, je termine de me raser. Je ferme le robinet du lavabo. Et là, il se réinstalle sous la champlure du bain. Il sait, il sait que le temps est maintenant venu de la douche. Je le regarde, j’ouvre enfin les robinets, l’un après l’autre. Ses pattes sont tous de suite dans le jet d’eau. Il devait sûrement être boxer dans une vie antérieure, à le voir faire de ses pattes avant : la droite dans le jet d’eau cela à répétition, suivi de la gauche, en suspend sur ses pattes arrières. Pour ensuite boire l’eau sur le rebord du trou de renvoi, tout en se faisant tremper la tête. L’eau est maintenant à ma température, je dois  maintenant actionner le levier de douche. Mais voilà, Moogi ne bouge pas. La boxe, il continu. Que faire, sinon tout simplement le chasser. À se moment même, il recule, l’eau envahi le fond de la baignoire. Moogi recule, il atteint la parois arrière de la baignoire, mais n’en sort pas pour autant.

Au même moment, un souvenir me passe soudain par le tête, Moogi m’a mordu. Son impatience, il va me le payer. La main, je tends vers le levier qui actionne le jet pour la douche, je le regarde et tire sur le levier. Plus jamais , je ne contesterai l’agilité d’un chat. D’un bond, il sort de la douche, arrête se retourne et s’approche de moi. D’un geste clair, net et précis me fais une mordé au mollet droit.

Vais-je un jour avoir raison sur lui ?

Ou même, avoir le dernier mot : Si l’expression me le permet.

Il reste qu’une chose est sûre, jamais je ne le donnerais, ou échangerais, même contre une pleine caisse des meilleures fèves au lard du monde entier. 

© Boubou 2004

UNE HISTOIRE D'HORREUR OU L'APNÉE DU SOMMEIL

Un dimanche matin peu ordinaire, comme ceux que l’on veut oublié. Je me réveille tout en sueur, le cœur qui me débat comme le solo de batterie

d’un membre de groupe rock. En hyperventillation, les bras et les jambes se font aller, tel une personne souffrant de parkinson sévère.

     Au moins une heure, une heure trente depuis mon réveil, voilà le temps que cela a pris à mon système pour revenir à une certaine normalité. Mais que c’est-il passé ?  

      Ce n’est pas la première fois qu’une telle chose m’arrive. J’essaie de me souvenir. Cela m’est arrivé, il y a quelque semaine, il y a quelque mois, ‘’merde’’, plusieurs fois par année cela m’arrive; depuis plusieurs année en fait.

      À toutes les fois, un mauvais rêve ou encore un cauchemar, un réveil brutal et ‘’paf’’, me voilà en crise de panique. Des questions, je m’en pose au maximum dans ces temps là. OÙ ? QUAND ? POURQUOI ?

Quel était mon rêve ? Car, peu de souvenir subsisteux

       Une chose me vient à l’esprit, tout en aillant des réveils des plus brutaux quelques fois par années; le nombre de fois, ou je me réveille dans une nuit, me laissent tout aussi perplexe. Plein de questionnement sur ce sujet aussi. Dix, Quinze, Vingt fois et plus dans une nuit, je peux m’ouvrir les yeux. Une chance pour moi, le sommeil revient dès que je suis replacé dans mes couvertures.

        Le morale en prend un coup avec les années. L’humeur n’est plus au rendez-vous, je me bats contre la dépression de façon journalière, je n’ai pas toujours réussi, mais bon ! Je pouvais me cacher dans un coin au travail, chez des amis(es), peu importe l’endroit, pour pleurer toutes les larmes que j’avais d’accumulées et ensuite, je me sentais mieux pour un certain temps… Une semaine, un mois, des fois un peu plus.

        C’est drôle comme le hazard fait les choses parfois. Quelque temps avant cette aventure, j’ai été chambreur chez un couple d’ami. Au sous-sol se trouvait ma chambre ainsi que la salle de bain. Tous devaient descendre au sous-sol pour une douche. Plusieurs semaines passent, en passant devant ma porte de chambre pour aller faire ses ablutions, Georges a été témoin d’une phase de mon sommeil mouvementé, qui attira son attention. Moi, dormant toujours la porte ouverte, il se mit à m’étudier durant quelques minutes, quelques soirs durant mon sommeil. Au point ou il a été témoin d’une chose qui là troublé.

        Il est environ 4hrs du matin, il passe devant la porte de ma chambre, comme chaque matin de semaine pour une douche. Il arrête et s’adosse au cadrage, me regarde dormir et là, il se pose des questions. Au point, qu’il a passé à un cheveu de devoir me réveiller. Il a eu peur pour moi faut croire, pour qu’il ai voulu agir ainsi. Il a choisi de me parler de ces observations nocturnes, le soir venu. Georges me suggèra d’aller voir un médecin dont la spécialité est le sommeil.

        Je l’ai écouté me raconter ce qu’il a vu, mais je n’ai pas fait de suivi de sa suggestion. Plusieurs mois passent, je déménage seul dans un

appartement, mais les troubles de sommeil qui m’affligent, continuent, eux.

        Il y a six ans environ, un crise de panique s’empara de moi, au point d’être hospitalisé pendant quatre jours.

        En observation psychiatrique, je me suis retrouvé durant ce temps. Pendant ces journées à l’hopital, tout ce que je pouvais réussir, était de pleuré toutes les larmes de mon corps. Des rencontres avec les psychiatres en formation, j’en eu pendant ce séjour. Le matin, le midi, à chaque jour que j’étais là, avant ma sortie j’ai rencontré la psychiatre en chef.

        Cela me faisais du bien de me raconter, de vider mon trop plein. Mais, la raison de cette fatigue et ce combat contre la dépression,

l’attaque de panique que j’ai vécu, C’EST QUOI ? QUEL EN AIE LA

RAISON ?

        Comme quoi un combat, ça se perd aussi. Mais j’ai perdu un combat, mais pas la guerre.

        Je me suis souvenu de ce que m’avais raconté mon ami Georges et sa suggestion de voir un médecin spécialiste du sommeil.

        Ben je l’ai fait, j’ai pris un rendez-vous chez un spécialiste du sommeil qui m’a été référé par mon médecin de famille. Après une consultation d’usage, il m’a donné un autre rendez-vous.

Mais celui là, je devais le prendre de nuit, bien oui. J’ai dû dormir branché sur toutes sortes de moniteurs avec une quantité de fils qui me faisaient douté de ma capacité, justement à dormir. Des fils sur la tête, les doigts, les jambes, une bonne douzaine au moins. Malgré tout, j’ai réussi à dormir.

Quand le matin est arrivé, on m’a réveillé. Je me suis habillé et je suis allé travailler.

         Deux semaine plus tard, je suis retourné voir le spécialiste pour le

résultat de ma nuit, branché tel un saucisson à un réfrigérateur.

         Le diagnostique fut sans conteste, la réponse il l’avait sur une feuille, noir sur blanc. La preuve que mon ami George avait raison sur son hypothèse.

         Je souffre de L’APNÉE DU SOMMEIL. Maintenant je connais la source de mon horreur, celle que je vivais. Car depuis, pour dormir, je suis branché sur une machine reliée à un tube et un masque que je porte à mon visage et qui me pousse l’air ambiante par les narines et la bouche lorsque je ne respire plus. Plusieurs fois par nuit, je cessais de respirer et le manque d’oxygène faisait, qu’au réveil j’étais plus fatigué que le soir avant d’aller dormir.

        Les mauvais rêves et les cauchemar n’étaient que des messages du cerveau, pour que je me réveille. Sinon, j’y restais. Comme quoi, je manquais d’air longtemps, longtemps, longtemps.....

Faite de beau rêves,

                      © Boubou. juin 2005

J'AVAIS UNE PHOBIE, TANTÔT

J’ai bien voulu écrire un texte, mais rien n’y faisait, le vide, le néant.

Me voilà à m’en plaindre à une amie,’’J’ai la page blanche ‘’, je lui dit.  Et, elle

de me répondre  ’’ Écris sur ce sujet’’,

          Pourquoi, moi qui n’est pas un écrivain, mais qui a des idées plein la

tête, arrive avec une phobie que je ne me connaissait pas ‘’la page blanche’’.

Je me dit que l’écrivain qui lui ou elle, pond un texte beaucoup plus fréquemment que moi, connais le sujet de la page blanche, Mais moi, le néophyte en ce domaine !?!

Comment vais-je arriver à faire un texte décent , si je n’ai aucun sujet ?

          Je ne peux me résigner à ne rien écrire, car je ne ressens aucune fatigue, ni même le goût de regarder la télévision. Je n’ai aucun choix de recherche pour ce qui est de internet.  Je n’ai aucune raison de sortir, ni eu aucun appel téléphonique me demandant de sortir ou de recevoir.

          Il ne me reste qu’à m’installer devant mon écran et mon clavier et chercher le sujet ou même attendre l’arrivé d’un sujet. Une idée, une étoile, une apparition...

Je ne connaissais aucunement cette phobie que je commence à apprendre. Les petites histoires, que j’ai écrites dans un passé pas trop lointain, ne m’ont pas permis de savoir ce que la page blanche était, car toutes presque fondées dans ma tête, elles étaient déjà.

          Mais pour l’instant, un combat d’idée se trame dans un cerveau ‘’le mien‘’, qui ne sert surtout qu’à dire des sottises, à niaiser ou déconner.  Et ce combat est encore le vide, le néant. Et tout ce que j’ai eu comme conseil, compose sur la phobie de tout les écrivains amateurs ou professionnels... la page blanche.

 

           Non mais, ce n’est pas un sujet. Même que si c’est un sujet, il a été utilisé par d’autres, sûrement.  Je les imagine dans une classe de français ou en classe de journalisme, leurs professeurs leurs demandant d’écrire ’’ sur la page blanche’’. C’est une des raisons qui font que pour moi, ce n’est pas un sujet, mais plus un simple blanc auquel viendra se souder un flash; qui me servira de choix pour ma prochaine Nouvelle.

 

           En attente de ce fameux flash, je regarde l’heure et m’aperçoit qu’il est beaucoup plus tard que tantôt. Je vais aller me reposer un peu, j’ai les doigts fatigués d’avoir tapé une page blanche,,,héhéhé..

 

Boubou, 2005©

 

 

 










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